Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 21:55

http://www.lelombard.com/images/serie/dans-nuit-liberte-nous-ecoute-336-l325-h456-c.jpg
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
Article 35, Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1793.

L’auteur Maximilien Le Roy explique comment tout a commencé par un livre : celui d’Albert Clavier intitulé De l’Indochine au Vietnam libre. Après sa lecture Maximilien Le Roy est allez rencontrer Albert Clavier et lui a exposé son projet. Faire une biographie de son engagement humain au Vietnam.
Albert Clavier est un jeune homme de 18 ans en 1945. Issu d’une famille pauvre des abords de Grenoble, il s’engage dans l’armée coloniale au sortir de la Guerre en 1947. Fier des idéaux républicains acquis sur les bancs de la communale et de l’engagement communiste de son frère aîné qui a œuvré pour la Résistance et fut déporté par les Allemands, il reste confiant de la volonté civilisatrice de la France dans les colonies. Ce qu'il va découvrir va le plonger dans une perplexité sans fond. Tiraillé par son amour pour la patrie et sa devise, se sentant trahi par le comportement de ses compagnons d’armes, comprenant que les Vietnamiens combattent un envahisseur et luttent pour leur liberté et leur indépendance, découvrant les atrocités commises par l’armée française, qui lui rappellent celles que commettait la Wehrmacht quelques années auparavant Albert Clavier n’a d’autres choix que de rejoindre le Vietminh et ses combattants parmi lesquels il trouvera amitié et réconfort et surtout la reconnaissance des valeurs républicaines et humanistes qu’il pensait défendre en s’engageant dans l’armée française.
Cette défection, cette trahison lui vaudra une condamnation à mort et un exil de plus de 21 ans.

Maximilien Le Roy réussit, dans ce portrait à mettre en avant les valeurs défendues par Albert Clavier. Ce livre offre aussi de matière à réfléchir : ce qui est nécessaire et indispensable, surtout lorsque l’on choisit de défendre non pas une cause futile (un drapeau, un pays, une ethnie, une religion…) mais des idées (celles par exemple de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen). Ainsi un soldat peut-il ne faire qu'obéir aveuglément à ces chefs ? Le parcours d'Albert Clavier montre que lorsqu'on est un être pensant on peut être amené à s'engager contre l'armée de son propre pays. La défense de ces valeurs (liberté, égalité, fraternité, droit des peuples à disposer d'eux même...) peut transcender l'engagement patriotique. Maximilien Le Roy montre dans cet ouvrage un talent de conteur et une belle capacité à s'engager pour des causes difficiles.

« Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...
Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ? »
Maurice Druon – Joseph Kessel, Le chant des partisans, 1943.

 

 

L'éditeur  Le Lombard. Un beau billet de Sullivan.

 


Dans la nuit la liberté nous écoute

Maximilien Le Roy d’après le récit d’Albert Clavier, Le Lombard, 2011 – 24,95 €.

Par Jean-François - Piqué par 2 moustiques - à vos bafouilles
Communauté : autour de la BD - Publié dans : Bandes dessinées
Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 16:57

http://www.editions-delcourt.fr/extension/delcourt/design/delcourt/images/couvertures/9782756025070v.jpg

Haunt est une série entremêlant habilement l'horreur, le policier, l'espionnage et le fantastique. Ce comics a été crée en 2009 par Robert Kirkman et Todd McFarlane le créateur de Spawn.
Kurt Kilgore est un agent secret travaillant pour une organisation dénommée l’Agence. Au cours d’une mission il est tué. Il revient hanter son frère Daniel, un prêtre tourmenté. Les deux hommes vont s’apercevoir qu’une fusion de leur deux corps et esprit donne naissance à une entité dotée de super pouvoirs et nommée Haunt.
Daniel doit lutter contre ses démons intérieurs, contre son frère, maléfique, et est malgré tout obligé d’intégrer la mystérieuse Agence dans laquelle Kurt travaillait. Il va tenter de retrouver le meurtrier de son frère tout en protégeant sa femme (dont il fut amoureux). Impliqué au cœur de l’Agence, les deux frères vont s’unir pour récupérer la mallette d’un scientifique contenant de précieux documents exposant ses recherches sur des manipulations génétiques. Ces travaux intéressent une autre mystérieuse organisation.
Ce qui ne gâte rien à l’affaire c’est que les dessins de Greg Capullo et Ryan Ottley sont admirables, la mise en page soignée laisse de temps à autre la possibilité de voir Haunt en pleine page dans des positions dynamiques et agressives très réussies.
Haunt est anti-héros à suivre.

 


HAUNT – Vol. 1 Frères ennemis.

Création : Todd McFarlane, Robert Kirkman, dessin : Greg Capullo et Ryan Ottley – Delcourt, collection Contrebande, 2011 - ISBN 978-2-7560-2507-0 - 14,50 €.

Par Jean-François - Piqué par 1 moustiques - à vos bafouilles
Communauté : Comics, BD d'outre-atlantique - Publié dans : Comics et BD d'outre Manche
Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 10:42

http://media.potemkine.fr/img/produit/1922/3545020016619.jpg

 

Ce film muet est un essai culte sur la sorcellerie à travers les âges et sa représentation dans l'art… Plusieurs scènes fictives, comparables aux films d'horreur traditionnels, illustrent la pratique médiévale de la sorcellerie et la persécution dont elle fit l'objet de la part de l'Inquisition... Benjamin Christensen se révèle être grand cinéaste du réel et son film, un pamphlet contre les totalitarismes...

http://www.celluloidz.com/wp-content/uploads/2011/05/LA-SORCELLERIE-A-TRAVERS-LES-AGES.jpg

J’ai trouvé ce film est à la fois suffisamment effrayant et admirablement servi par une bande son originale inquiétante et troublante (celle de Bardi Johannsson). La mise en scène de Benjamin Christensen apporte un éclairage engagé sur les questions de sorcellerie et montre combien les inquisiteurs étaient, dans leur subjectivité, aveuglé par leur croyance, bien plus redoutables que les sorcières qu’ils pourchassaient : les victimes des prétendues sorcières pouvaient tout aussi bien se retrouver victimes des inquisiteurs eux-mêmes. Tourné au moment ou les recherches sur la psychiatrie se répandent au sein de la société, Benjamin Christensen montre que nombre des preuves qui envoyaient les sorcières à la torture et au bûcher sont de simples symptômes des maladies psychiques comme l’hystérie.

http://lh3.ggpht.com/_Q9_MOdrSZ6U/TJcoHq1BXKI/AAAAAAAAKZg/h8EEVcesjTM/hax5.jpg

Le film dans sa forme se rapproche du genre des docu-fictions. 3 versions sont proposées : la plus ancienne (1968, version de 76 minutes) est narrée par Williams S. Burroughs sur une bande son moderne de Jean-Luc Ponty : le jazz et les images ne sont pas toujours en harmonie, l’ensemble devient étrange et anachronique. Les deux autres versions (teintées en monochromes) sont accompagnées de bandes son composées par Bardi Johannson (leader du groupe islandais Bang Gang) et interprété par le Bulgarian Chamber Orchestra (87 minutes, 2006, la meilleure à mon sens) et par Matti Bye (104 minutes, 2007). Ces deux accompagnements musicaux et la nouvelle remastérisation du film profèrent au film une modernité admirable et assez incroyable.

 

 


 

Le film fait peur, les expressions des visages, les scènes de tortures (aucune goutte de sang n’est montrée), la dramaturgie, les effets spéciaux, la musique… tous ces éléments donnent au film une parenté avec les films d’horreur indéniable. Qu’il ait pu servir les réalisateurs de ce genre par la suite n’est pas étonnant. Il fut censuré aux Etats-Unis à cause des scènes de torture et de nudité féminine.


http://fnacpantherimage.toutlecine.com/photos/s/o/r/sorcellerie-a-travers-2-g.jpg

Critiques sur Cinéma Fantastique de  Fred Pizzoferrato, sur DVD Classik une analyse complète de  Pierre Charrel, sur Culuropoing de  Christophe Martinez.  

 

 


Häxan, la sorcellerie à travers les âges

Benjamin Christensen ; compositeur, Bardi Johannsson. - Potemkine, 1922.

Par Jean-François - Piqué par 1 moustiques - à vos bafouilles
Communauté : Cinéma - Publié dans : Cinéma documentaire
Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 10:15

 

http://www.decitre.fr/gi/72/9782021045772FS.gif

 

Économiste spinoziste (directeur de recherche au CNRS), membre du club des économistes atterrés, Frédéric Lordon, fait œuvre de vulgarisation sur la crise économique qui secoue le monde depuis 2008. Il donne un éclairage humoristique, logique et engagé de la crise actuelle : quatre banquiers se retrouvent au chevet de l’État moribond pour lui demander de l’aide. Le président très imbu de sa personne (ne cherchez pas, c’est bien lui !), son premier ministre et ses conseillers (l’un d’entre eux sert de contradicteur) tentent de s’en sortir mais leurs solutions ne concordent pas. A la façon de Molière et de Jean de la Fontaine, Frédéric Lordon joue un rôle de polémiste et d’éveilleur des consciences.

Un peu comme si Monsieur Jourdain donnait son point de vue sur la crise financière…

 

Pourquoi du théâtre, en alexandrins sur un sujet brûlant d’actualité ? C’est peut-être Frédéric Lordon qui en parle le mieux dans son post-scriptum intitulé « Surréalisation de la crise ».

Extraits :

« On pourra analyser la crise financière sous toutes ses coutures, raffiner l’argument autant qu’on veut, démonter les systèmes, exposer les rouages, tout ça ne vaudra jamais une image bien choisie qui fait bouillir les sangs ou, comme le dit fort à propos une expression commune, qu’on prend en pleine gueule (…) Il ne faut plus seulement dire la crise capitaliste, il faut la montrer, ou bien la faire entendre (…) Le capitalisme ne résiste-t-il pas à l’outrage hors norme de la crise présente, ne se maintient-il pas dans l’invraisemblable effondrement intellectuel et moral qui devrait l’engloutir ? Contre les avantages inertiels de la domination, tous les moyens sont bons, tout est envisageable (…) Le théâtre est l’un d’eux. ».

Sur le choix de l’alexandrin, Frédéric Lordon explique : « Et en alexandrins… Mais grands dieux, quelle idée ? Peut-être d’abord parce que les télescopages produisent des effets par eux-mêmes, et que celui de la langue du théâtre classique avec tout son univers de raffinement grand siècle, et de l’absolue vulgarité du capitalisme contemporain se pose un peu là ».

Car enfin : « Passé un  certain degré de généralisation, la dérision devrait plutôt être prise pour un symptôme inquiétant, celui d’un stade de détérioration démocratique où, toutes les protestations étant vouées à rester ignorées, tous les médiateurs ayant cessé de médiatiser, tous les « représentants » ayant trahi le représentation, il ne reste plus à la masse des gouvernés que le parti d’en rire, parti désespéré, à qui la dérision, seule chose qui lui reste, est l’arme de tout dernier recours – avant peut-être de se retourner brutalement et d’en venir aux pavés. »

 

Soit, donc, rions ! Avant de nous retourner…

 

Écouter Frédéric Lordon parlant de son livre aux Matins de France Culture.

 

 

Des lectures de ce texte ont déjà eu lieu, notamment avec Jacques Bonnaffé et Denis Podalydès.

Site internet de  Frédéric Lordon .

Quelques billets :  Axel Evigiran,  SOS Dissertation (pour les étudiants), Elsa Fayner, Daniel Paul.

 


D’un retournement l’autre – Comédie sérieuse sur la crise financière. En quatre actes, et en alexandrins

Frédéric Lordon - Seuil, 2011 - ISBN 978-2-02-104577-2 - 14,00 €.

Par Jean-François - Piqué par 0 moustiques - à vos bafouilles
Communauté : Litterature - Publié dans : Théâtre
Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 10:17

Voici les liens vers le nouveau site Internet de mon lieu de travail : une médiathèque départementale qui fait peau neuve et affiche sa volonté de se tourner vers le grand public.

 

Un site utile pour tous les Rhodaniens... et pour les autres aussi puisque vous trouverez dans les rubriques Palettes et en page d'accueil des pistes de découvertes de littérature, de musique et de cinéma sélectionnées par notre équipe. 


La palette :


 

http://www.rhone.fr/var/cg69_dev_site/storage/images/mediatheques/coup_de_coeur/palette_n_3/687687-4-fre-FR/palette_n_3_large.jpg

  Le site Internet :

http://mairie-de-quincieux.fr/sitewebmairie/images/bibliotheque/liens/rhone.jpg

Par Jean-François - Piqué par 3 moustiques - à vos bafouilles
Communauté : Litterature - Publié dans : Copinages
Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 10:28

http://www.flblb.com/IMG/arton480.jpg

 

Cette histoire du Dieu du Manga, Osamu Tezuka fut publié en 1967 au Japon.

Elle aborde des sujets qui restent d’actualité en ce début de XXI° siècle : les questions de genre, de sexe, de pouvoir, de racisme et d’identité. Osamu Tezuka ne se départit pas de son acuité en raillant aussi les médias, les politiques, les militaires et tous les va-t-en guerre que le monde doit supporter.

 

C’est l’histoire d’un homme, Tenka Taihei, dont la semence spermatique (ses spermatozoïdes ont deux queues) donne naissance à des enfants asexués. Il est exploité par des gens sans scrupules qui veulent produire une armée de guerriers du troisième sexe et les utiliser pour asservir le monde. Cet homme sensible et manipulable se trouve confronté au cynisme le plus froid, à la fourberie, la veulerie, l’inconséquence d’hommes et de femmes machiavéliques. Il devient, malgré lui, dictateur d’un nouveau pays et se retrouve lancé dans une surenchère dont il essaie vainement de s’extraire.

 

Écrit en pleine guerre du Viêt-Nam, à la fin des années 1960, cette histoire est à replacer dans son contexte, mais offre de multiples pistes de réflexion aujourd’hui encore. L’humour omniprésent et le dessin si caractéristique d’Osamu Tezuka permettent à cette aventure soulevant des questions graves de toucher un large public. Osamu Tezuka réussit brillamment à parler de sexe : il évoque sans pudeur les rapports entre les sexes, la notion d’inceste, la transsexualité, l’hypersexualité… sans jamais sombrer ni dans le voyeurisme, ni dans la surenchère. La sexualité est bien la question centrale de l’ouvrage mais elle sert un propos plus large incluant l’identité et les pouvoirs (médias, argent, politique, militaire…). Sexe et société sont ainsi abordés de façon conjointe : Osamu Tezuka dresse le portrait d’un individu qui tente d’affirmer une identité privée dans un contexte social devenant de plus en plus omnipotent.  

 

Le site de l’éditeur FLBLB.

Des billets de ci de là : l' accoudoir (Mikaël Demets),  Zero Yen (demosthene), Schizodoxe...

 

 


Debout l’humanité

Osamu Tezuka, éditions FLBLB, 2011 – 18,00 €.

Par Jean-François - Piqué par 1 moustiques - à vos bafouilles
Communauté : manga - Publié dans : Mangas, manwha, BD asiatiques
Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 12:58

  http://www.filmsduparadoxe.com/folie.jpg

 

«L’arrière-petit-neveu du bisaïeul de ma trisaïeule avait tué un jour à coups de pioche le maire du village, sa femme et le garde-champêtre, coupable d’avoir déplacé sa chèvre de dix mètres. Ça me fournissait un bon point de départ… Il y a eu d’autres manifestations du même ordre dans la famille.»

Luc Moullet est originaire d’une famille des Alpes du Sud. Tout en se mettant en scène, avec un sérieux imperturbable et un humour forcément décalé, Luc Moullet tente de définir les causes et les conséquences de ces désordres psychiques. Il considère que l’environnement est un facteur particulièrement propice de ces bouleversements humains. Cette Terre de la Folie est un pentagone circonscrit sur trois départements : Alpes de Haute-Provence pour l’essentiel (04), Hautes-Alpes (05) et Drôme (26). Il évoque avec minutie de sombres affaires, plus ou moins connues, plus ou moins sordides. Le film est une enquête, de nombreuses pistes sont explorées (des retombées de Tchernobyl au manque d’iode dans ces contrées reculées et alpines…) et ne laisse aucun répit au spectateur. D’ailleurs rien ne sert de s’attendre à une quelconque trouvaille ou résolution, pas d’explication juste un travail de recherche qui explore les tréfonds du tragique et flirte évidemment avec le comique. Luc Moullet est-il fou ? Peu importe, il a choisit de vivre dans cette Terre là, où environ 10% des gens sont fous, cela suffit à faire un film et à le justifier.

 

C'est un peu comme si Raymond Depardon venait enfin de se trouver un compagnon de voyage qui choisit de faire de la géographie avec un regard décalé. Luc Moullet observe les gens dans leurs travers et leur aspect borderline.

 Un étrange film, inquiétant et réjouissant, scientifique et surréaliste, calme et dramatique, un film qui nous pousse dans les retranchements de la folie ; car il faut être un peu fou soi-même pour apprécier ce film cocasse et absurde.

 

D'autres avis : de  Gérard Crespo, de David, de Cyril Cossardeaux et sur le site de la médiathèque intercommunale Ouest Provence.

 


La Terre de la Folie

Réalisateur Luc Moullet, Les films d’Ici, 2009

Par Jean-François - Piqué par 1 moustiques - à vos bafouilles
Communauté : Cinéma - Publié dans : Cinéma documentaire

Bienvenue

Des idées de lectures, de confitures que l'on vous susurre pour tous les âges, même mûr, c'est sûr et c'est sur...

Où est ce billet ?

Profil

Bzzzz...

Aujourd'hui...

[]


Le monde est vaste...

J'y suis aussi...

 

Wikio - Top des blogs - Litterature

Wikio - Top des blogs - Culture

 

 

 

 

 

Wikio - Top des blogs

 

 

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs


 

 

 


 

cinéastes

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés