Je ne sais pas si elle lui sert souvent, mais il a été difficile de lui extorquer ce papier jauni. Je voulais juste la scanner, mais avec ces nouvelles technologies, va savoir ce que peut devenir un vieux morceau de papier. Non ! En fait, je ne pense pas que ce soit là son sujet d'inquiétude, elle connaît bien son fils et se doute que je risque d'égarer son précieux document. Je vais en prendre soin et tâcher de le lui rendre dès que possible.
Cette recette de la liqueur de Génépi n'est pas la bonne. C'est juste celle de Daniel. La bonne c'est celle que vous ferez vous avec le génépi que vous serez allé cueillir, là haut sur la montagne... Une recette c'est fait pour être lue, appropriée et améliorée, sinon ce n'est pas une recette, mais une injonction. Oui, oui, je sais bien qu'en pâtisserie, on ne peut s'accommoder d'à peu près, mais en liqueur, si !
Il faut savoir tâtonner pour trouver le juste mélange, celui qui va vous ravir les papilles et emporter vos émotions gustatives vers des sommets. Ceux, justement où pousse la merveilleuse fleur.
Car, il est évident que le génépi ne peut être réussi que si vous allez vous-même chercher les brins magiques qui en forment l'exclusif ingrédient, le reste n'est qu'affaire de degré.
Méfiez-vous, toutefois, la fleur se cache et ne se laisse pas approcher aussi facilement. Pour réussir il faut savoit composer avec différents éléments. Il y est question d'altitude, d'exposition, de moment adéquat (non modélisable, bien sûr), de substrat géologique, de tectonique des plaques, de sueur et de bonheur. Ne vous mettez jamais en danger pour la trouver : c'est malheureux, mais il est courant que des "chercheurs" de génépi perdent la vie en chemin, c'est non seulement dommageable mais aussi très stupide, car cela n'en vaut pas la peine, aucune liqueur au monde ne vaut la vie.
Précision :
Cependant les puristes vont cueillir eux même leur génépi en montagne. La récolte est limitée à une poignée de brins par personne, quand elle n'est pas purement interdite. Une centaine de brins suffisent amplement à faire plus de deux litres de liqueurs.
Les fraudeurs et autres resquilleurs ont déjà pu être verbalisés, généralement la cueillette est aussi confisqué...
Enfin, il s'agit ensuite de raison garder, car le viel adage de ma grand-mère, est toujours d'actualité : "l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, consomme avec modération".

...et
celles du





On en cause...