Humeurs

Mercredi 26 novembre 2008

Contre les violences faites aux femmes !

Un clip d'Olivier Dahan

 avec Clothilde Coureau et Didier Bourdon.

Voyez et parlez en autour de vous.

 

... et surtout crions : STOP !

 

Par Jean-François
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Mercredi 13 août 2008

Les Jeux Olympiques, le sport de compétition en général, représentent le phénomène le plus médiatisé et le plus universel de l'histoire humaine.
L'olympisme est basé sur des principes éthiques nobles : le pacifisme, la joie dans l'effort, le bon exemple, la dignité humaine
Ouf ! Que de belles idées et de jolis mots. (Voir la charte Olympique
ici et le site du CIO).

Mais savez-vous qu'en 420 avant J-C, Sparte, célèbre pour ses vertus guerrières, fut exclue pour avoir négligée la trêve olympique ?
La fameuse trêve sacrée qui voulait que pendant la période des jeux, les conflits militaires soient interrompus !
Pierre de Coubertin, lorsqu'il a réssucité les JO en 1896 s'est bien inspiré de ces nobles principes.

Aujourd'hui, des mots aux actes, il existe un gouffre.
Boycott, me direz-vous ?
Ah ! Non ! Les boycotts de l'époque moderne ne vont pas dans ce sens : les pays belligérents ne sont pas exclus, ce sont les autres qui refusent de participer : en 1956 Egypte, Irak, Pays-Bas, Espagne et Suisse protestent contre les évènements de Suez et de Budapest, en 1980 ce sont 65 pays qui choisissent de ne pas se rendre à Moscou pour protester contre l'invasion de l'Afghanistan. Alors que le CIO aurait dû tout simplement annuler ces jeux, s'il avait vraiment voulu respecter ses propres valeurs !!! Deux fois seulement le CIO a pu s'honorer d'une action en concordance avec ses principes : lors de l'exclusion de l'Afrique du Sud en 1964 et de la Rhodésie en 1972 à cause de l'apartheid.

Dévoyé le CIO ? Non, plutôt soumis à l'unique valeur qui domine le sport moderne de compétition de haut-niveau :
le fric.

Le 8 août dernier, Russie et Georgie auraient dû être exclues ensemble des JO, le CIO n'ayant pas à prendre parti dans un conflit. Les Etats-Unis et tout pays engagé dans un conflit armé ont-ils alors leur place au sein de la communauté olympique ?

Le fric, c'est une valeur à la mode en ces temps de "toujours plus" : sauter, courir, nager, danser, tirer, pédaler..., travailler plus pour gagner plus* de médailles, d'honneur, de respectabilité, de reconnaissance, d'argent. Mais quid alors du pacifisme, de la joie dans l'effort, du bon exemple, de la dignité humaine ?

Je vous invite à vous plonger dans le livre de Marc Perelman afin de voir quelle société nous construisons si nous persistons dans cette voie là. Si le CIO ne met pas un peu plus ses actes en adéquation avec ses principes.

* je n'ai pas pu m'empêcher, mais on touche bien là, le même problème à mon sens.


Le sport barbare : critique d'un fléau mondial
de Marc Perelman, Michalon, 2008 - 12,00
€.

Par Jean-François
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Mardi 6 novembre 2007
A quatre mains cet article a été écrit. Depuis quelques temps sur le Blog à Jef de nombreux sujets de société sont débattus et discutés. Celui-ci me chatouillait les narines, je voulais qu'il passe à la moulinette de ce blog corrosif et intelligent. Voilà, c'est fait. Un petit raté de planning a fait que le sien a paru plus tôt, ma paresse probablement, mais que je revendique haut et fort !

« Travaillez plus pour gagner plus »

Ces quelques mots nous trottent dans la tête depuis pas mal de temps : les médias et certaines de nos élites politiques nous martèlent cette petite phrase devenue un véritable dicton. Notre chef de l’Etat en a fait sa phrase de chevet, elle est devenu son cheval de bataille. Tant et si bien qu’il a souhaité l’appliquer à sa fonction présidentielle : travaillant autant, sinon plus que son Premier ministre, il lui a paru tout à fait normal de gagner autant que lui. Ce n’est pas sur cette dernière rémunération que nous souhaitons vous entretenir, mais plutôt sur les quelques mots qui ont provoqué cette soudaine augmentation salariale de 140 % (Ah ! le jour béni où les fonctionnaires, commençons par eux, auront une augmentation annuelle de, allez soyons modestes, 100 %...).  

Cette phrase, donc, : « travaillez plus pour gagner plus » cache une idéologie (pour quelqu'un qui s'en défend, ce n'est pas bien !). Le concept qui prétend que le travail et l'argent sont intrinsèquement liés. Allons même plus loin : que l'argent est l'ultime finalité du travail. Exit, donc, son aspect social : participer par le travail à une société humaine ; sa dimension psychologique : le travail devient un outil de réalisation personnelle. Le travail n’est plus pensé comme une activité de la vie parmi d’autres : l’engagement associatif, militant, cultuel, les activités familiales, de loisirs, festives, les temps d’apprentissages, d’études, de formations mais aussi (et surtout) le droit de ne rien faire. Le travail devrait être un des agréments de la vie, vécu comme un plaisir et non une corvée, avec comme corollaire une consommation modérée et sans contraintes.

L'idée qui se cache maladroitement sous ce concept, sonnant comme un slogan publicitaire fallacieux, est celle du primat de l'argent sur le travail, de l'immatérialité sur l'action, de la valeur sur l'objet. Et pourtant, l'argent est-il plus important que le travail ? Peut-on travailler sans être rémunéré ? Peut-on gagner de l'argent, recevoir
une rémunération sans fournir un travail en contrepartie ? Ces idées, sont-elles devenues si obsolètes, si incongrues que plus personne n'ose discourir sur ce sujet ? Alors qu’il était au cœur des discours politiques, il y a si peu de temps…   

droit----la-paresse.jpg "Pour qu'il parvienne à la conscience de sa force, il faut que le prolétariat foule aux pieds les préjugés de la morale chrétienne, économique, libre penseuse ; il faut qu'il retourne à ses instincts naturels, qu'il proclame les Droits de la Paresse, mille et mille fois plus sacrés que les phtisiques Droits de l'Homme concoctés par les avocats métaphysiques de la révolution bourgeoise ; qu'il se contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter et bombancer le reste de la journée et de la nuit"
. C'est là un extrait du "Droit à la paresse" de Jules Lafargue, par ailleurs gendre de Karl Marx, paru en 1880 (dont on trouvera un résumé là).

eloge-de-loisivete.jpg S'ensuivit "L'éloge de l'oisiveté" de Bertrand Russel publié dès avant-guerre: "Les méthodes de production modernes nous ont donné la possibilité de permettre à tous de vivre dans l'aisance et la sécurité. Nous avons choisi à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres : en cela, nous nous sommes montrés bien bêtes, mais il n'y a pas de raison pour persévérer dans notre bêtise indéfiniment”.

Plus près de nous, je crois que c'était dans les années 60, nous avions beaucoup apprécié le film "Alexandre le bienheureux", avec le regretté Philippe Noiret et la piquante Marlène Jobert. Dans ce film d’Yves Robert, Alexandre, lassé des tâches quotidiennes se met au lit, se bornant à déboucher quelques bonnes bouteilles, et déstabilisant peu à peu les certitudes de son voisinage. Alexandre-le-bienheureux.jpg

Enfin et parce qu’il s’agit d’inculquer très tôt les bonnes valeurs, nous ne saurions mieux vous conseiller la lecture de "Rien faire" de Magali Bonniol Rien-faire.jpg . Un album, accessible dès le plus jeune âge, sur les tribulations paresseuses d’une petite fille et de son ourson en peluche. Pour enchaîner ensuite par "Monsieur crocodile a beaucoup faim" de Joan Sfar monsieur_crocodile.jpg , où les tribulations d’un crocodile affamé et d’une petite fille vivant chez sa tante (ses parents dorment sous les verrous), magnifique fable sur la stupidité des modèles économiques actuels, qui de plus bat en brèche toute forme de morale bien pensante. (À croire finalement que nos penseurs d’aujourd’hui ne sont pas où nous devrions les attendre, ils investissent pour l’avenir).

Et si finalement le sens de la vie se situait quelque part de ce côté, travaillant juste le nécessaire pour répondre aux vraies valeurs et assouvir les vrais besoins, loin des stress qu'accompagne la norme publicitaire à consommer toujours davantage, à nous soumettre aux angoisses du crédit, à vouloir "avoir l'air" et en oubliant la chanson, à avoir plutôt qu'être ? L'absurdité existentielle du slogan sarkozien débouche sur les maladies professionnelles et celles que créée le stress, les suicides au travail, la concurrence entre travailleurs au plus grand bénéfice des rentiers qui eux mènent grand train. Ces trains-là ne nous intéressent pas, nous préfèrons maintenant de beaucoup les tortillards d'une vie conviviale, un intérieur simplement composé d'une table et de chaises pourvu qu'elles soient bien garnies (la table et les chaises). Que faut-il pour ça ? À la fois s'interroger sur ses besoins réels et réorganiser le monde.

Qui osera dire : « "Travaillez moins, vivre mieux" ? c'est ce que je veux !!!  ». On commence quand ?

Co-écrit pet Jef et Jeff

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Par Jean-François
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Dimanche 24 juin 2007
Résonnances...

Mes lectures me font voyager souvent, réfléchir aussi, elles me détendent, elles me stimulent, elles m'interpellent. Il leur arrivent aussi d'entrer en résonnance avec ma vie. Je suis baigné dans un environnement qui me construit, me modèle, m'influence. Cet environnement ne m'est jamais indifférent. J'ai longtemps été attiré par la Nature, la vie à la montagne, loin des foules et du bruit. J'ai toujours aimé les voyages et les rencontres rendues possibles par l'errance. Et pourtant, je vis actuellement dans la plus grande agglomération française, dans une ville populaire et multi-culturelle. Cette ville change, évolue, se transforme. Sa volonté d'accueil est réputée et lui a permis de devenir un creuset culturel, un lieu d'échanges et de rencontres. Il n'est presque plus utile de partir pour rencontrer l'exotisme, il se trouve à deux pas dans la rue, chez les amis. Il est ainsi très facile d'entendre parler une autre langue que le français. Mais ce multiculturalisme ne se dissocie pas d'une certaine forme de pauvreté. Tous ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces aïeux, ont parfois investit une telle énergie pour venir vivre en France qu'ils sont démunis et fragiles. Nombreux sont ceux qui arrivent à vivre, mais d'autres ne font que survivre, luttant pour régulariser une situation personnelle rendue incertaine par une politique frileuse et basée sur la peur et le rejet de l'autre, de celui qui est différent. Si l'étranger est souvent différent, généralement il provoque plus de curiosité que de peur. Car celui qui fait vraiment peur est le pauvre, celui qui n'a rien et menace nos biens par son regard nécessiteux. Ce sont les besoins des autres confrontés à notre égoïsme qui suscitent ce rejet. L'altruisme n'est pas chose facile, cela se construit, s'apprend. La question des flux migratoires ne procède pas d'une gestion politique. C'est un mouvement de fond, inhérent à l'espèce humaine, animal opportuniste et migrateur. De tout temps, l'homme est allé là où la vie pouvait lui sembler plus douce. La seule solution à ce problème démographique et migratoire ne semble pouvoir se trouver que dans une meilleure répartition des richesses et un partage équitable de ces dernières. Mais comment alors construire une société plus égalitaire et fraternelle ? Si les démocraties modernes représentent l'aboutissement plus ou moins réussi des révolutions politiques, offrant la liberté et un meilleur partage des responsabilités, ne faudrait-il pas cependant faire une révolution économique et sociale ?
L'altruisme devrait nécessairement être la base de cette nouvelle révolution. Il semble que l'éducation, la culture et les loisirs soient le ciment d'un futur possible. Quel place aura le travail, est-il probable qu'il disparaisse ?
Par Jean-François
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Mercredi 20 juin 2007
Dix ans que j'habite Saint-Denis, dans le neuf-trois. Et à la fin de l'été, nous déménageons. C'est vous dire si les questions de logements me taraudent en ce moment.

Ce matin, je prends mon vélo comme tous les mercredis, puis j'accompagne les enfants au centre de loisirs. En sortant, j'enfourche ma bicyclette direction la médiathèque où m'attendent livres et lecteurs. Au coin de la première rue, deux flics dans l'entrebâillement d'une porte d'immeuble semblent contrôler les papiers d'une personne. Dix mètres plus loin , au carrefour, dans la rue perpendiculaire deux autres flics semblent faire de même. Mais mon vélo est lancé, je suis un peu la bourre et je ne m'arrête pas. Je ne fais que penser : “ Tiens, voilà une mise en application des premières mesures Sarkozienne !".

Ma journée se passe tranquillement.

Je dois rentrer rapidement pour accompagner ma fille au vernissage de son cours d'arts plastiques et récupérer ses dessins. Elle y tient beaucoup. C'est à toute vitesse que je repasse devant les lieux de la scène matinale. Tout aussi furtivement que le matin, je vois un attroupement. Les flics sont en nombre beaucoup plus importants, il y a aussi des gens noirs avec des valises et quelques effets personnels et des blancs, badauds ou négociateurs. Je pense : " Cela ressemble fort à une expulsion ”.
Je pars avec ma fille au vernissage, nous rencontrons un voisin avec son fils et le mien aussi. Je lui parle de ce que j’ai vu et nous décidons d’aller y jeter un coup d’œil.
Effectivement, c’était une expulsion pour cause d’insalubrité. Il est vrai que les immeubles étaient vieux, très vieux. Ils sont même réputés être parmi les plus vieux du centre-ville. Une relique puisque tout l’hyper centre de Saint-Denis a connu une réhabilitation récente (20 – 25 ans environ) et qu’il n’y a plus d’habitats si dégradés. Pour en voir, il faut se rendre vers d’autres quartiers (Gare, notamment).

Je ne connais pas ce dossier. Depuis quand ces immeubles sont déclarés insalubres, qu’elles ont été les procédures mises en œuvre ces derniers temps ? Je ne sais pas qui sont les propriétaires et quelle est leur responsabilité ?
Ce qui m’importe c’est de voir tous ces gens, tous d’origine africaine, jeunes couples avec des enfants (et papier en règle !) qui fréquentent l’école de mes enfants et d’autres célibataires (dont certains en situation irrégulière) à la rue.


Dehors !

Il fait chaud, certes…
Alors, même que j’écris ces lignes, ils sont dans la rue quelques centaines de mètres plus loin.

Nous retrouvons des voisins, des enseignants (c’est mercredi), des syndicalistes. Ça discute. Des ouvriers finissent de murer les entrées et nettoient la rue et les trottoirs (dérisoire). Les flics sont partis, pas loin, ils sont dans leur voiture, de l’autre côté du carrefour et observent. Les élus sont informés, mais ne sont pas là. Nous ne savons pas ce qu’ils font, ni ce qu’ils vont faire. Nous décidons d’en parler autour de nous pour tenter de mobiliser nos amis et trouver des solutions. Mes enfants sont là, nous rentrons, ils me questionnent : « Où vont-ils dormir ? Pourquoi les a-t-on mis à la porte ? »

Ma soirée n’est pas terminée. Je vais au concert de Grand Corps Malade, ce soir. J’y accompagne mon fils, deux de ces amis et la mère de l’un d’entre eux. J’y verrai des élus : le député fraîchement réélu, un adjoint au maire anciennement chargé du logement et responsable de la politique de la ville. Les édiles s’amusent (moi aussi), pendant que des gens, dont des enfants sont dans l’incertitude d’une nuit à la belle étoile. J’en ai vécu des nuits à la belle étoile, mais la plupart du temps, choisies et en montagne : c’est si beau !!! Mais, là, dans la rue ?

De retour à la maison, j’apprends que la solidarité a fonctionné. Les hommes sont certes toujours dans la rue. Mais une maman et son bébé sont à l’hôtel. Et surtout, nous avons ouvert notre local de l’amicale des locataires (un lavabo et un WC) pour accueillir les autres femmes et leurs enfants. Plusieurs personnes se sont mobilisées et ont apporté : lit d’enfant, micro-onde, vêtements… Ce qui est rigolo, c’est que le local est juste en dessous de l’appartement de Monsieur le Député. Je ne lui jette pas la pierre, il fait déjà beaucoup pour lutter contres ces situations, mais l’image vaut bien son pesant de cacahuètes. Je leur emmène des couvertures et rencontre une mère de famille et cinq enfants. Dès que j’entre dans le local, la plus petite fille me demande : « Tu es le papa de qui, toi ? » ; je lui réponds. « Ah ! elle est en grande section » me dit-elle. Un autre enfant : « Ton fils est chez Mme B. ». Je suis connu, ou tout au moins reconnu. Ça fait chaud au cœur (pourquoi, est-ce moi qui ressent cette chaleur-là ?).  Je discute un moment avec la mère présente. Elle a pu sauver ses maigres affaires et celles de son fils. En partant, la petite fille me dit : « Ce matin, ils ont fait boum, boum ! et nous ont dit de sortir. On était dehors tout le jour, on a plus de maison. »
Dans ces cas-là, ils n’ont que dix minutes pour emporter leurs affaires, les flics, bonnasses, leur en ont donné dix de plus, après tout est évacué et muré.
 
Par Jean-François
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Jeudi 30 novembre 2006
Aujourd'hui, je suis allé passer un test de préparation à un concours de la fonction publique. Nous avions à commenter un texte de Maurice Druon sur l'état de la langue française. Il était intéressant de réfléchir sur ce sujet.
Le français est-il ou non en déclin ?
Quels sont les éléments qui nous permettent d'en convenir ?
Ou cela n'est-il qu'un effet du pessimisme français ?
Est-ce la faute aux dictionnaires, comme le laisse entendre l'académicien, qui accordent trop rapidement et trop abondemment leur place aux mots d'argot, abréviations et autres néologismes avant même d'en référer à la dite Académie ?
Les nouvelles pratiques numériques, dont la notre sont-elles aussi à questionner ?
Quid des textos et SMS ?
Et la mondialisation dans tout ça, est-elle si dangereuse ? C'est officiel, l'Europe a 23 langues, le gaélic vient de rejoindre les autres langues nationales.

Voici, pour votre gouverne le texte de Maurice Druon (nous n'avons eu qu'un extrait).
Par Jean-François
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Jeudi 2 novembre 2006
Un projet de mur entre Mexique et USA ?

Notre Bush mondial a fait voter par le Parlement américain un projet de loi inique. Et personne n'a encore fait d'analyse véritablement objective de cette décision politique ! Comment, pourtant, ne pas réagir, tenter de comprendre, et/ou crier notre désaccord ? Comment analyser cette décision et ses répercussions ? Je vais tenter de faire quelques analogies avec d'autres murs historiques et essayer de comprendre les logiques de chacun.

Le mur entre Israël et la Cisjordanie.
Où les premiers tentent d'empêcher toute velléité de mise en place d'un Etat indépendant viable. Comment les palestiniens pourraient-ils s'en sortir sans être dépendant de ceux qui détiennent les clés de ce mur ? L'idée d'empêcher les palestiniens de passer de l'autre côté semble inopérante et n'a pas fait diminuer la violence, au contraire. Cette violence est même exacerbée : la guerre au Liban n'est elle pas une conséquence de l’aveuglement israélien sur ces questions ? Est-il possible qu'une solution à ce problème puisse se trouver dans la violence ? Ici, donc, le mur est véritablement politique : empêcher la viabilité d'un Etat Palestinien.

Le mur de Berlin.
En ce lieu, il y avait une véritable volonté d'empêcher le passage d'un côté vers l'autre. Le mur associé aux frontières renforcées permettait de mieux contrôler les mouvements des populations enfermées derrière le rideau de fer. Cette politique a-t-elle porté ses fruits ? A quoi le mur servait-il réellement ? Qui devait-il protéger ? On sait combien les américains en ce temps-là ont été les défenseurs du monde libre censé se trouver, lui,  du bon côté du mur.

Un mur entre Mexique et USA.
En est-il toujours de même aujourd'hui ? La volonté est clairement affichée de refuser l'accès à des populations immigrées pauvres et basanées. Où est le monde libre aujourd'hui ? De quel côté du mur ? Est-ce que ce sont ceux qui construisent des murs qui ont raison, qui défendent la liberté ? Le modèle capitaliste, chers aux américains ne prône-t-il pas la liberté de mouvement des hommes et des marchandises comme principe inaliénable ? Ce dernier mur me fait penser à un autre projet beaucoup plus ancien : les limes romaines aux confins de l'Empire.

Le mur d'Hadrien.
Situé au nord de l'Angleterre, c'est un des vestiges les plus connus. Ce système de défense devait empêcher les invasions barbares. On sait avec le recul ce qu'il est réellement advenu et combien ce type d'édifice a été efficace. Il est devenu le symbole d’une puissance passée, mais aussi la marque de la fin de son extension et la consécration de ses limites… et le début de la fin de l’Empire.

Finalement si ce mur, entre Mexique et USA, se fait, il ne sera que l’emblème de la décadence du système américain et de son inaptitude à fonctionner à l’échelle mondiale.
Bush, t’es foutu, ton système va à vau l’eau.
Par Jeff
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