Contre les violences faites aux femmes !
Un clip d'Olivier Dahan
avec Clothilde Coureau et Didier Bourdon.
Voyez et parlez en autour de vous.
... et surtout crions : STOP !
Contre les violences faites aux femmes !
Un clip d'Olivier Dahan
avec Clothilde Coureau et Didier Bourdon.
Voyez et parlez en autour de vous.
... et surtout crions : STOP !
Les Jeux Olympiques, le sport de compétition en général, représentent le phénomène le plus médiatisé et le plus universel de l'histoire
humaine.
L'olympisme est basé sur des principes éthiques nobles : le pacifisme, la joie dans l'effort, le bon exemple,
la dignité humaine.
Ouf ! Que de belles idées et de jolis mots. (Voir la charte Olympique ici et le site du CIO).
Mais savez-vous qu'en 420 avant J-C, Sparte, célèbre pour ses vertus guerrières, fut exclue pour avoir négligée la trêve olympique ?
La fameuse trêve sacrée qui voulait que pendant la période des jeux, les conflits militaires soient interrompus !
Pierre de Coubertin, lorsqu'il a réssucité les JO en 1896 s'est bien inspiré de ces nobles principes.
Aujourd'hui, des mots aux actes, il existe un gouffre.
Boycott, me direz-vous ?
Ah ! Non ! Les boycotts de l'époque moderne ne vont pas dans ce sens : les pays belligérents ne sont pas exclus, ce sont les autres qui refusent de participer : en 1956 Egypte, Irak,
Pays-Bas, Espagne et Suisse protestent contre les évènements de Suez et de Budapest, en 1980 ce sont 65 pays qui choisissent de ne pas se rendre à Moscou pour protester contre l'invasion de
l'Afghanistan. Alors que le CIO aurait dû tout simplement annuler ces jeux, s'il avait vraiment voulu respecter ses propres valeurs !!! Deux fois seulement le CIO a pu s'honorer d'une action
en concordance avec ses principes : lors de l'exclusion de l'Afrique du Sud en 1964 et de la Rhodésie en 1972 à cause de l'apartheid.
Dévoyé le CIO ? Non, plutôt soumis à l'unique valeur qui domine le sport moderne de compétition de haut-niveau : le fric.
Le 8 août dernier, Russie et Georgie auraient dû être exclues ensemble des JO, le CIO n'ayant pas à prendre parti dans un conflit. Les Etats-Unis et tout pays engagé dans un conflit armé
ont-ils alors leur place au sein de la communauté olympique ?
Le fric, c'est une valeur à la mode en ces temps de "toujours plus" : sauter, courir, nager, danser, tirer, pédaler...,
travailler plus pour gagner plus* de médailles, d'honneur, de respectabilité, de reconnaissance,
d'argent. Mais quid alors du pacifisme, de la joie dans l'effort, du bon exemple, de la dignité humaine ?
Je vous invite à vous plonger dans le livre de Marc Perelman afin de voir quelle société nous construisons si nous persistons dans cette voie là. Si le CIO ne met pas un peu plus ses actes
en adéquation avec ses principes.
* je n'ai pas pu m'empêcher, mais on touche bien là, le même problème à mon sens.
Le sport
barbare : critique d'un fléau mondial
de Marc Perelman, Michalon, 2008 - 12,00 €.
"Pour qu'il parvienne à la conscience de sa
force, il faut que le prolétariat foule aux pieds les préjugés de la morale chrétienne, économique, libre penseuse ; il faut qu'il retourne à ses instincts naturels, qu'il proclame les Droits de
la Paresse, mille et mille fois plus sacrés que les phtisiques Droits de l'Homme concoctés par les avocats métaphysiques de la révolution bourgeoise ; qu'il se contraigne à ne travailler que
trois heures par jour, à fainéanter et bombancer le reste de la journée et de la nuit". C'est là un extrait du "Droit à la
paresse" de Jules Lafargue, par ailleurs gendre de Karl
Marx, paru en 1880 (dont on trouvera un résumé là).
S'ensuivit "L'éloge de l'oisiveté" de Bertrand Russel publié dès avant-guerre: "Les méthodes de production modernes nous ont donné la possibilité de
permettre à tous de vivre dans l'aisance et la sécurité. Nous avons choisi à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres : en cela, nous nous sommes montrés bien bêtes, mais
il n'y a pas de raison pour persévérer dans notre bêtise indéfiniment”.
. Un album, accessible dès le plus jeune âge, sur les tribulations paresseuses d’une petite
fille et de son ourson en peluche. Pour enchaîner ensuite par "Monsieur crocodile a beaucoup faim" de Joan
Sfar
, où les tribulations d’un crocodile affamé et d’une petite fille vivant chez sa tante (ses parents dorment sous les verrous), magnifique
fable sur la stupidité des modèles économiques actuels, qui de plus bat en brèche toute forme de morale bien pensante. (À croire finalement que nos penseurs d’aujourd’hui ne sont pas où nous
devrions les attendre, ils investissent pour l’avenir).Blogged with Flock
Tags: travail, argent, Sarkozy, économie, philosophie, utopie, Lafargue, Marx, paresse
On en cause...